difficultés dans l’Allaitement : les engorgements et mastites

Ce n’est pas un secret sur ce blog, celles qui me suivent savent que je suis tout à fait partisane des allaitements longs (quand c’est possible), puisque j’ai allaité mon premier 3 ans et mon deuxième 2 ans, toujours en cours 🙂

Et sur une telle période… eh bien, il arrive des « couacs ».

Franchement… ma première année s’est passée à merveille. Peu de douleurs, bonne prise au sein, du lait qui débordait…

Je ne m’attendais donc pas, après 15 mois, à vivre ma première mastite.

Tu as bien lu « première » 😉 Car 2 autres vont arriver au cours de mon deuxième allaitement.
Et ça, c’est sans compter les engorgements !

La bonne nouvelle, c’est que j’ai appris plein de petits trucs de ces expériences et que je peux maintenant les partager pour aider d’autres mamans allaitantes ou qui souhaitent allaiter 😀

Mes expériences

Mastite numéro 1

Aux 15 mois de bébé, on décide de lui apprendre à dormir avec sa mamy. Je vais donc dormir chez mes parents et c’est ma maman qui va s’occuper de Julien pendant la nuit, jusqu’à 5h du matin, où il ne tenait plus.

Ouiii, je peux enfin dormir plus de 3h d’affilée.

Ce que je ne savais pas, c’est que le lendemain, j’allais déchanter.

Je marchais simplement dans la cuisine quand j’ai senti une douleur dans ma poitrine à chaque pas.

Je ne me suis pas forcément plus inquiétée et nous sommes partis à Center Parc De Haan (si tu veux en savoir plus sur cet endroit, je te mets le lien de mon article ici).

La douleur a persisté. Le lendemain aussi… C’était en train de m’empêcher de faire des activités et de profiter du séjour et surtout… ça m’inquiétait !

Je me renseigne et je comprends vite que j’ai un engorgement.

Je vais alors tout faire pour que ça passe : sauna, bouillotte, positions d’allaitement, massages, etc.

J’ai fini chez le médecin, qui heureusement parlait français, et qui m’a prescrit des antibiotiques. Ils sont compatibles avec l’allaitement 😉

Le lendemain, la douleur avait déjà grandement diminué et, quelques jours après, je n’avais plus rien du tout.

Mastite numéro 2

Encore une fois pendant les vacances (je vais finir par croire qu’il y a un lien), je ne me sens pas bien. J’ai la sensation d’avoir la grippe, je me suis même endormie en pleine journée, ce qui est exceptionnel pour moi.

Et en plus… j’ai mal dans la poitrine et elle est rouge. On voit d’ailleurs très bien le canal bouché. Je peux aussi sentir qu’il est plus dur sur cette ligne.

J’essaie de prendre les choses en main avant que ça s’envenime. Ma sage-femme me conseille de prendre un anti-inflammatoire. Attention ici, je ne te dis certainement pas d’en prendre : ce n’est pas toujours recommandé pendant l’allaitement et ça dépend du cas de chacune 😉

J’ai aussi été acheter un chou chinois.

Pas de chance pour moi, ça n’aura pas suffi. J’ai de nouveau fini sous antibiotiques et… bah on a mangé le chou chinois haha.

Mastite numéro 3

Celle-ci était plus particulière.

Comme pour les deux premières, je la sens arriver, mais cette fois, je vois une sorte de tache rouge sur la partie inférieure de mon sein. Une tache presque violette, alors que d’habitude, la rougeur s’étend vraiment juste sur le canal bouché.

Et ce n’est pas tout : cette rougeur se transforme peu à peu en une sorte de fine croûte jaune.

Dans tous mes états de grande angoissée que je suis, je pars aux urgences pour voir un gynécologue.

Alors là, franchement… zéro la prise en charge hein. Pourtant, on a toujours été bien soignés dans cet hôpital, mais va savoir pourquoi, cette fois c’était vraiment mal fait.

Je m’explique : je suis allée avec mon bébé et mon mari. On a patienté exactement 1h. Mon bébé ne tenait plus, mais je suis consciente que les équipes médicales ont des priorités.

C’est surtout quand vient le moment où on m’examine. J’ai affaire à l’assistant gynécologue qui va observer mon sein et palper. Il n’a pas du tout essayé de me rassurer, je me suis sentie de trop. Comme si j’exagérais.

Il a dit qu’il voulait bien me prescrire une écho, mais que je n’aurais pas de rendez-vous avant plusieurs mois.

Je lui parle de la mastite, il me répond que ce n’est pas ça car je n’ai pas les symptômes classiques.

Et puis voilà…

Je sors de l’hôpital en pleurs, toujours aussi stressée. Mon mari décide donc de m’emmener chez le médecin de garde.

Ce médecin était génial. Il m’a écoutée et grandement rassurée en m’expliquant exactement ce qui se passait.

La tache jaune était en fait un amas de bactéries ! Et il confirme la mastite.

Allez, nouveau moment antibiotiques, et dès le lendemain j’ai vu une différence, même s’il a fallu 3 ou 4 jours pour que ça passe.

Je ne peux m’empêcher de me demander ce qui se serait passé si j’avais écouté l’assistant gynécologue… Un abcès ?

Bref… je me suis emballée en écrivant, mes excuses pour ce gros pavé hihi.

Les engorgements

Entre tout ça, j’ai aussi vécu « juste » des engorgements, sans que ça aille jusqu’à la mastite.

Quand on l’a vécu une fois, en général, on le reconnaît.

Dès que je sens que ça arrive, je fais téter bébé au maximum, j’applique les conseils que tu vas retrouver ci-dessous et j’espère de tout cœur que ça se calme vite.

Mais dans tous les cas, si ça ne passe pas rapidement, je consulte, car les mastites ne sont pas anodines.

Comment reconnaitre un engorgement/ une mastite?

Les symptômes que j’ai rencontrés sont :

  • Douleur dans le sein
  • Rougeur à l’endroit de l’inflammation
  • Chaleur à l’endroit de l’inflammation, même si elle est parfois un peu diffuse
  • Dureté sur le canal : je pouvais distinctement reconnaître le canal lactifère

Que faire quand ça arrive?

Si on en est à l’étape de l’engorgement, tu peux :

Appliquer de la chaleur

Voici une astuce que m’a donnée une amie : imbibe un lange avec de l’eau puis mets-le au micro-ondes. Fais attention à ne pas te brûler bien sûr et applique ce lange sur ton sein. Il va faire office de bouillotte.

Tu peux aussi prendre une douche chaude en appliquant un jet délicat sur ton sein. Tu peux même le masser en même temps en espérant voir sortir le lait.

J’ai aussi vu une maman qui a massé son sein dans un bain chaud. Le bain était tout blanc, c’était impressionnant !

Extraire ton lait

Que ce soit en faisant téter ton bébé au maximum ou en tirant ton lait toi-même.

Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais réussi à extraire mon lait en massant mon sein.

En revanche, quand bébé tète, je massais la zone concernée pour aider le drainage naturel qui se fait lors de la prise au sein.

Pour les tétées, on n’hésite pas. C’est la happy hour (voire carrément la happy day) de la tétée ! Il faut que ça se débouche et le meilleur moyen reste de proposer le sein régulièrement.

Essayer des positions pour allaiter

J’ai personnellement essayé la position de la louve.

Je t’explique : tu te mets à quatre pattes avec bébé couché ou semi-couché en dessous de toi pendant qu’il prend le sein.

Tu vas avoir l’air magnifique (humour). Et ce n’est pas non plus très confortable.

Mais la gravité peut réellement aider à déboucher le canal.

Te reposer

Quand ça arrive, on n’est pas bien.

Quand on est malade, il faut se reposer. Et bien ici c’est pareil. Ton corps lutte, il a besoin de repos.

Alors fais-toi aider. Tu n’es pas en train d’exagérer. L’allaitement est précieux et ton corps l’est tout autant.

Consulter

On ne reste pas comme ça : si malgré tous tes efforts, les douleurs et rougeurs sont encore là, ça veut dire qu’il est temps de consulter un médecin.

Il pourra te dire où tu en es et te donner un traitement adapté.

Quelles pourraient être les conséquences?

Diminution ou perturbation de la lactation

Le canal étant bouché, bébé pourrait avoir plus de mal à téter et ton sein plus de mal à produire du lait.

Fissures ou crevasses aggravées

À cause de la mauvaise position ou de la tension du sein et de la douleur, cela peut entraîner une prise du sein moins optimale.

Infection (mastite infectieuse)

C’est ici que je me suis retrouvée… Et on ne rigole pas avec ça.
L’engorgement est désagréable mais, si ça se transforme en mastite, tu devras peut-être passer par un traitement médical.

Formation d’un abcès

C’est plus rare mais bien réel.
Il nécessite souvent un drainage médical, donc on va tout faire pour l’éviter 😉

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