10 Clés pour compléter son AVAC

J’ai accouché par voie basse.

Et pourtant… mon premier accouchement était une césarienne.
Comme quoi, oui, c’est possible.

Pendant toute ma deuxième grossesse, il y a eu de nombreuses occasions de me rappeler que j’avais accouché par césarienne la première fois. Et forcément, j’ai parfois douté.
Est-ce réaliste ? En suis-je capable ?

Je viens de te partager ici 10 clés que j’ai utilisées pour mener à bien mon accouchement voie basse après césarienne (AVAC).

Pour toi

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Une liste simple pour t’aider à faire les bons choix

1 – Le/la gynécologue

J’ai commencé par changer de gynécologue.
Pas parce que je n’aimais pas celui que j’avais auparavant, ni par manque de compétence — bien au contraire. Ma césarienne s’était bien passée et je n’avais eu aucune complication.

Mais surtout parce que j’avais besoin de quelqu’un qui croyait en mon projet autant que moi.

À aucun moment elle n’a tenté de m’en dissuader.
Jamais.

Je pense qu’il est extrêmement important de se sentir comprise par son/sa gynécologue, de pouvoir parler librement de ses craintes, de ses projets, de ce qui nous tient à cœur, mais aussi de notre parcours.

Je lui faisais confiance à 100 %, et je savais qu’elle mettrait tout en œuvre pour que mon rêve puisse se réaliser.

2 – Se faire accompagner par une sage femme

Un jour, j’ai dit à ma psy :

« J’ai besoin que ma sage-femme soit comme ma meilleure amie. »

Et elle m’a répondu :

« C’est possible. »

C’est ainsi que j’ai rencontré ma super sage-femme.
Je pouvais compter sur elle et me confier en toute transparence. Je l’ai contactée plusieurs fois juste pour un simple « j’ai peur… », et elle a toujours su trouver les mots pour me rassurer.

Avec le recul, je peux le dire aujourd’hui : elle est devenue une amie.

Et, cerise sur le gâteau, elle avait elle aussi vécu une césarienne puis un accouchement par voie basse.
Autant dire qu’elle me comprenait pleinement ❤️

3 – Connaitre la raison de ta césarienne

La raison de ta césarienne est un élément déterminant pour le mode d’accouchement suivant.

Il existe des raisons qui peuvent bloquer un projet d’AVAC, comme :

  • un placenta prævia ou accreta,
  • une malformation utérine importante,
  • une cicatrice utérine verticale.

Dans ces cas-là, il est souvent malheureusement trop risqué de tenter une voie basse.

D’autres situations rendent l’AVAC possible, mais avec une surveillance particulière, comme :

  • un gros bébé suspecté,
  • un diabète gestationnel.

Et puis il y a les raisons qui n’ont aucune incidence sur un accouchement futur.
C’est mon cas : j’ai accouché par césarienne parce que mon bébé était en siège. Pour ma deuxième grossesse, bébé avait la tête en bas dès le 5ᵉ mois.

D’autres exemples :

  • dilatation bloquée, etc.
  • travail qui ne démarre pas,
  • travail très long avec une maman épuisée,

4 – Se renseigner

Grande erreur lors de ma première grossesse :
je ne me suis pas suffisamment renseignée sur ce qui était possible.

(J’apprendrai plus tard que j’aurais tout à fait pu accoucher par voie basse la première fois, surtout au vu de la largeur de mon bassin… mais c’est une autre histoire 😉)

Plus tu auras d’informations fiables, plus tu te sentiras actrice de ton accouchement et confiante dans tes choix.

5 – Rejoindre des communautés

Pour ma part, j’ai rejoint un groupe Facebook dédié aux AVAC.

De nombreuses femmes y partagent leurs expériences, apportent du soutien et donnent des conseils précieux.
On s’y sent comprise, entourée et surtout… moins seule.

6 – Méditer

On entend souvent, lors de l’accouchement, qu’il faut imaginer son col s’ouvrir.
Et bien pour un AVAC, cela commence dès la grossesse.

Prends le temps d’imaginer ton bébé choisir cette voie pour venir au monde.
Imagine-toi en train de pousser pour accueillir ton enfant.

Répéte cette méditation autant de fois que tu le souhaitez.
Personnellement, j’adorais ce moment pour moi. C’était aussi une façon profonde de me connecter à mon bébé.

Et cela fonctionne aussi pendant le travail.
Je me concentrais sur la fleur imprimée sur mon t-shirt à chaque contraction et je l’imaginais s’ouvrir. C’est ce qui m’a permis de tenir lorsque les contractions étaient toutes les 3 à 5 minutes.

Dans tous les cas, la méditation, de manière générale, est bénéfique.

7 – Rédiger un projet de naissance

C’est via une communauté Facebook que j’ai appris l’existence du projet de naissance.
Il s’agit d’un document dans lequel on note la manière dont on souhaite vivre son accouchement.

J’y avais par exemple précisé que :

  • je souhaitais profiter du bain de dilatation,
  • je ne voulais pas que l’on me parle de péridurale,
  • je voulais accoucher dans la position de mon choix.

Cela permet au personnel soignant de savoir ce que tu désires et ce qui est important pour toi.

Je vous partage d’ailleurs mon projet de naissance en image, si vous souhaitez vous en inspirer 😉

8 – Choisir une maternité qui pratique l’AVAC

Toutes les maternités ne se valent pas sur ce point.

Renseigne-toi sur celles qui partagent votre vision, qui accompagnent efficacement les mamans, les guident, les soutiennent et disposent du matériel adapté.

Certaines proposent même des chambres avec une ambiance plus douce : lumière tamisée, musique, baignoire, table d’accouchement dédiée aux naissances physiologiques.

9 – Pendant le travail : bouger

Même si les contractions font extrêmement mal, le mouvement est essentiel.
Il aide bébé à descendre dans le bassin et favorise l’ouverture du col.

Expérience personnelle :
Lorsque j’étais couchée ou assise dans le lit, j’avais l’impression de subir mes contractions. Mon col stagnait à 3 cm… pendant 10 heures.

Puis j’ai eu un déclic. Je me suis mise à marcher dans la chambre.
À chaque contraction, je m’arrêtais, posais les mains sur le lit, je soufflais… puis je repartais.
(J’aurais dû mettre un compteur de pas, j’aurais battu des records.)

Résultat ?
Deux heures plus tard, j’étais à 5 cm. Enfin, ça bougeait !

Tu n’es pas obligée de marcher constamment.
La clé, c’est le mouvement : balancer le bassin sur un ballon, s’étirer avec un tissu, demander à votre partenaire de vous aider à changer de position.

10 – Croire en soi

C’est sans doute la clé la plus importante.

Toi seule sait ce que tu ressent.
L’AVAC est ton choix, ton objectif, ta motivation.

Le corps d’une femme est physiologiquement conçu pour donner naissance.

Tu en es capable.
Tu as en toi toutes les ressources pour y parvenir.

Je suis là

Je suis passée par là.
Je connais tes craintes, tes doutes et tes émotions.

Si tu as besoin de parler à quelqu’un qui l’a vécu, ou si tu as une question, n’hésite pas à m’envoyer un message via ma page Contact.
Je te lirai et te répondrai avec grand plaisir ❤️

Si tu veux connaître toute l’histoire de mon AVAC, c’est par ici.

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