Dès que j’ai accouché de mon premier bébé par césarienne, je me suis immédiatement renseignée sur la possibilité d’une future voie basse.
Et on ne veut plus entendre « césarienne un jour, césarienne toujours » ! Ça, c’est terminé… on a évolué 💪
Je vais te raconter ici mon récit d’accouchement par voie basse après une première césarienne. Tu y trouveras les détails, les émotions, les craintes, les étapes… tout ce que j’aurais aimé lire moi-même.
Avant le grand jour
Je me suis préparée du mieux que j’ai pu. Je me suis beaucoup plus renseignée et j’étais aussi bien mieux entourée.
Je te laisse d’ailleurs découvrir ce que j’ai mis en place dans cet article si ça t’intéresse 😉.
Je ne voulais absolument pas revivre une deuxième césarienne. Même si, médicalement parlant, la première s’était très bien passée, moi, je l’ai très mal vécue.
J’ai aussi choisi une maternité qui voyait les choses dans ce sens : la maternité de Tivoli, à La Louvière (Belgique).
La veille du jour J
J’ai eu mes toutes premières contractions le mardi 12 mars à 4h du matin. Elles étaient douloureuses, m’empêchaient de dormir, mais restaient irrégulières et supportables.
Je passe donc ma journée presque comme d’habitude. Je me souviens être allée au supermarché, où je sentais encore quelques contractions, en espérant que le travail se mette en route tout seul (j’étais à 39 SA).
Puis, le soir… vers 22h, je commence à sentir que c’est le moment d’aller à l’hôpital. Je n’avais toujours pas dormi et j’ai envoyé un message à ma maman pour lui demander conseil. Elle est venue immédiatement garder mon plus grand afin que je puisse partir à la maternité avec mon mari 🤍.
Sur la route, les contractions deviennent bien plus douloureuses. Je n’aime pas rester assise sur le siège, je me surélève comme je peux… La route ne m’a jamais semblé aussi longue.
À l’arrivée à la maternité, j’entends des airs de Gilles (folklore belge). On entre dans l’hôpital, on prend l’ascenseur et puis… l’ascenseur s’arrête 😱
Heureusement, un membre du personnel était avec nous et nous a emmenés vers un ascenseur du personnel. Parce que clairement, monter les 10 étages à pied, c’était impossible 😅.
Une fois sur place, on m’examine : je suis à 3 cm. Sachant que la veille, j’étais déjà à 3 cm sans avoir senti la moindre contraction… grosse déception 😞.
On me place tout de même sous monitoring. Celui-ci confirme des contractions toutes les 10 minutes, mais pas jugées assez fortes pour faire avancer le col.
La sage-femme me propose un Dafalgan (spoiler : ça n’a absolument rien changé 🙃). Elle m’explique que les contractions peuvent encore s’arrêter et me laisse le choix : rester à la maternité ou rentrer chez moi.
Et c’est à ce moment-là qu’arrive ce que j’appelle la « double contraction » : une contraction qui monte, redescend à peine… et la suivante arrive déjà .
Ok. Je reste à la maternité.
Le jour tant attendu
Je demande à prendre le bain de dilatation. Il faut environ 30 minutes pour le remplir avant de pouvoir s’y installer.
C’était une chambre spéciale, plus spacieuse, avec des équipements pensés pour les accouchements physiologiques.
Je voulais vraiment profiter du bain… et pourtant, je l’ai détesté. J’y suis restée une trentaine de minutes, mais les contractions me semblaient encore plus douloureuses et j’avais tendance à m’endormir entre deux. J’ai donc préféré sortir et retourner dans la chambre.
On me fait un nouveau monitoring, semi-couchée sur le lit. Quelle horreur… Je détestais être assise ou couchée.
C’est aussi à ce moment-là que les nausées sont arrivées. Mon mari m’a apporté la poubelle, mais rien ne sortait. La sage-femme m’explique que c’est lié à la douleur 🤢.
Je passe la nuit à essayer de dormir, en vain. Apparemment, on ne pouvait rien faire de plus à ce moment-là, ni contacter ma gynécologue pendant la nuit. J’ai donc attendu…
Puis, soudainement et contre toute attente, vers 6h30, je ressens un regain d’énergie malgré l’absence totale de sommeil. Je commence à marcher 🚶♀️.
C’est aussi à ce moment que l’équipe de jour arrive, avec une super stagiaire qui me propose immédiatement le ballon.
Je précise que je ne veux plus de monitoring en position assise, et l’équipe s’adapte. Je revois encore la sage-femme accroupie avec l’appareil mobile, le plaçant sur mon ventre pendant mes contractions 🥹.
-> Ma technique pour tenir le coup :
Je marchais d’un côté à l’autre de la chambre. Lorsqu’une contraction arrivait, je posais mes mains sur le lit, je fixais une fleur sur mon t-shirt et je soufflais dessus, en imaginant mon col s’ouvrir… et la fleur aussi 🌸💨.
(Je te mets d’ailleurs ma magnifique photo prise à ce moment-là 😅)
J’étais toujours à 3 cm, voire 3,5 cm… mais mes contractions, elles, étaient passées toutes les 3 à 5 minutes 😳.
J’ai aussi essayé un peu le ballon, mais être assise ne me convenait vraiment pas.
Peu de temps après, j’ai craqué. Moi qui voulais un accouchement physiologique, j’ai supplié pour avoir la péridurale. Tant que mon col ne s’ouvrait pas davantage, ce n’était pas possible.
La douleur était vraiment horrible. Je voulais absolument la connaître, et paradoxalement, j’en suis très heureuse… mais là, stop. C’était trop 😭.
À 9h30, je demande qu’on fasse quelque chose. Je suis épuisée. Je vois les sages-femmes me regarder, impuissantes.
Elles me proposent alors de m’examiner à nouveau, même si c’est 30 minutes plus tôt que prévu. J’accepte.
🎉 Bonne nouvelle : je suis enfin à 5 cm !
La péridurale est acceptée… mais elle ne va pas arriver tout de suite. Il faut d’abord poser la perfusion avant d’appeler l’anesthésiste. Le temps de préparation me paraît interminable.
Ensuite, l’anesthésiste est prévenu, mais il faut encore attendre qu’il arrive (je pense qu’il était occupé).
Ces moments ont été les pires. C’était extrêmement douloureux. À chaque contraction, j’étais en pleurs.
J’ai même gardé ma maman au téléphone pour trouver encore un peu de courage 🤍. Je sentais la contraction arriver et je disais : « non, non… elle arrive » puis je la subissais.
Elles étaient de plus en plus rapprochées et, bizarrement, me semblaient aussi plus longues.
Il est midi. L’anesthésiste arrive. Je crois que j’avais littéralement des petits cœurs dans les yeux quand il a passé la porte 🥹💗.
Il me pose quelques questions et je lui fais part de mes peurs.
Ce médecin était GÉNIAL. Il m’a vraiment rassurée.
Je suis assise sur le bord du lit. La sage-femme étudiante est face à moi, me touche les épaules et les bras pour me rassurer.
À l’autre bout du lit, la sage-femme titulaire m’explique tout ce qu’il se passe.
Derrière moi, l’anesthésiste m’indique que ce n’est pas grave si je bouge un peu, l’important étant de garder les mains devant moi.
On commence par l’anesthésie locale. Fidèle à moi-même, je bouge à ce moment-là, surprise 😅. Puis une contraction arrive. On attend qu’elle passe… et mon dieu, celle-là était insoutenable 😱.
Dès qu’elle est terminée, l’anesthésiste pose la péridurale. Et franchement ? Ça allait très bien.
On me dit ensuite qu’il faut attendre une vingtaine de minutes pour que ça fasse effet. Et là… devine quoi ? Nouvelle contraction 😨.
La peur m’envahit. Elle était encore douloureuse, mais déjà beaucoup plus gérable.
Je suis installée sur le dos, puis sur le côté droit, car je ressens encore un peu la douleur à droite, mais bien moins fort.
Les sages-femmes, en accord avec ma gynécologue, me proposent de percer la poche des eaux. L’ouverture est jugée un peu longue et, avec mon antécédent de césarienne, cette technique est considérée comme plus sécuritaire.
Tout le matériel arrive. La sage-femme perce la poche des eaux. J’étais étonnamment stressée, alors qu’on sent simplement de l’eau légèrement chaude couler 💦.
Il est 14h. Je me dis : « Ça y est, je vais enfin pouvoir dormir ».
Vaste utopie 😅.
Dix minutes plus tard, je sens une énorme masse ronde descendre au niveau de mes fesses 😳.
J’appelle les sages-femmes. Elles m’examinent et… roulement de tambour … je suis à dilatation complète !
Je suis donc passée de 6 cm à 10 cm en 10 minutes, alors que mon col avait stagné pendant des heures durant la nuit.
Heureusement, la péridurale faisait désormais effet sur toute la douleur. Ma crainte à ce moment-là : ne pas sentir mon bébé passer.
C’est le moment de pousser.
On place le monitoring sur la tête de bébé pour surveiller le risque de rupture utérine. À chaque contraction, je pousse.
Puis, le monitoring est retiré et je pousse moi-même, à chaque fois que je sens une contraction arriver.
On me dit : « Poussez pour les épaules »… et bébé est sorti ❤️.
Je pousse ensuite pour faire sortir le placenta (que j’avais complètement oublié 😅).
Et finalement… j’ai tout senti.
J’ai senti la tête de bébé descendre, puis son corps sortir. C’était incroyable.
Bébé est ensuite posé sur mon ventre. Je le prends contre moi et je le laisse chercher le sein.
Nous restons ensemble en salle d’accouchement pendant encore trois heures : le temps de me recoudre (il a tout déchiré sur son passage 😅) et de faire une petite révision utérine.
Après ce temps-là, on me demande d’aller faire pipi. C’est assez étrange de se lever à ce moment précis… puis nous partons enfin en chambre de maternité.
Je suis extrêmement heureuse d’avoir accouché par voie basse ❤️❤️.
Même si cela a été très douloureux et vraiment épuisant, j’ai envie de recommencer, de le revivre encore.
Je suis là
Si toi aussi tu rêves d’une voie basse après une césarienne et que tu aimerais en discuter avec quelqu’un qui l’a vécu, n’hésite pas à me contacter en passant par ici 😉.


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